
Voyous de velours
Loin de partager le regard méprisant de son milieu, Laurent Paridael veut vivre avec les voyous, non pas pour les sortir de leur condition d’origine, mais plutôt pour se retrouver au plus près d’une vérité sublime.
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Loin de partager le regard méprisant de son milieu, Laurent Paridael veut vivre avec les voyous, non pas pour les sortir de leur condition d’origine, mais plutôt pour se retrouver au plus près d’une vérité sublime.
Dans ce récit, nous suivons la vie d’une femme et les plaisirs simples que lui procurent les souvenirs de son enfance. Le personnage principal, bien plus qu’elle ou les membres de sa famille, est l’étang chéri de son enfance qu’elle scrute inlassablement, et qui fait ressurgir les réminiscences de ses moments de bonheur passés.
Chroniqueur chez «Touristes sans frontières», Pierre Raymond se lasse de voyager, et de décrire les merveilles du monde. Il souhaiterait, désormais, se consacrer à un petit pays en partie imaginaire : la Belgique. À sa propre enfance, aussi, dont un souvenir en particulier l’obsède. Ne fut-il pas renversé, petit, par la voiture d’un roi – et même de deux : Léopold III et Baudouin ?
Suzanne Lilar retrace le parcours d’une enfance choyée entre des parents très unis qui l’initient tant au culte familial qu’à l’appel de l’imagination et de la fantaisie. À travers ses souvenirs familiaux, elle restitue le passé d’une ville: Gand, avec ses oppositions de classes, de langues, de cultures, et s’attache particulièrement à décrire la petite bourgeoisie gantoise.
Ce dyptique tendant à l’autobiographie rend compte avant tout d’une écriture de l’errance et du voyage. Au fil des lieux qu’il effleure, des coins de comptoirs qu’il abîme, des villes qu’il traverse, Jean-Claude Pirotte est une sorte de clandestin, un étranger, un vagabond. Il les aime pourtant ces endroits, qu’il écrit et décrit comme des fragments de sa propre personne, s’en imprègne. Toujours fragmentaire, toujours en errance, son écriture se mâtine de poésie et de cavale, se construit par les anecdotes qu’il égraine, ses sensations, ses visions.
Patrick Virelles nous emmène dans l’univers du jeune Frédéric, entouré d’une mère qui l’idolâtre, d’une grand-mère qui le chérit, éduqué en l’absence d’un père cantonné «en vacances» dans des Oflags allemands et évoluant dans l’ombre maléfique d’un oncle étrangement disparu.
Un roman autobiographique qui tisse les fils de l’histoire familiale et de l’industrie textile. À la fois testimonial et cathartique, ce roman montre l’importance des origines et les divisions pouvant naître au cours des générations.
Cachaprès, le braconnier, court tel une bête sauvage à travers les bois depuis l’enfance jusqu’au jour où il aperçoit Germaine, la belle fermière. Pour la première fois, Cachaprès éprouve de l’amour, un amour fruste, sauvage mais sincère et Germaine se laisse toucher par l’emportement passionné de ce mâle terrible. Elle cède. Puis la lassitude arrive, l’éternel drame.
Au fil de cinq « confessions » adressées à un médecin de l’hôpital psychiatrique de la Salpêtrière, l’écrivain Jean Martin raconte ce qui l’a amené à l’internement : les mille distractions de la vie quotidienne, l’écartèlement entre deux femmes et, enfin, ses sentiments pour la fille de sa compagne. Au bout du chemin : l’anorexie et la dissociation de la personnalité. Se réfugier à la Salpêtrière, c’est pour lui fuir la dispersion, retrouver la simplicité et se consacrer à son idéal : la littérature.
Jeune étudiant, Stéphane s’ennuie et veut échapper à la vie de province. Deux femmes entrent dans sa vie : Thérèse Monique et Nini. La première représente pour lui l’amour pur et chaste, tandis que la seconde, pleine de voluptés, exalte ses fantasmes. Pris entre ces deux figures féminines opposées, il nous raconte son initiation à l’amour tantôt sensorielle, tantôt intérieure.
Quand Jaime Morales débarque à Bruxelles en mai 1977, il n’arrive pas à témoigner de la répression et de la torture qu’il a subies au Chili, après le coup d’État. Dans cette terre qui lui donne asile, tout lui apparaît comme faussé. Dépossédé de son pays, malade des tortures endurées, Jaime se retrouve seul, dans une Belgique en léthargie où il devra réapprendre à vivre.
Jimmy, voyageur venu du Nord, erre dans Rome. Il s’y mêle à toutes les couches de la vie sociale et finit par se retrouver livrer à Sir Craven, un mystérieux érudit. Dans la Ville Éternelle, séductrice, fatale et providentielle, son aventure sera jalonnée de fêtes et de péripéties.
Sang de chien est un roman d’apprentissage d’Eugène Savitzkaya paru en 1989. Il en disait à l’époque : «Sang de chien n’est qu’un roman, dont l’usage, c’est bien connu, reste à découvrir.» Il est suivi de Les morts sentent bon, qui raconte l’épopée improbable, enfantine et magnifique du jeune Gestroi que l’on suit de paysage en paysage et d’aventure en aventure.
Ce récit de Mathieu Corman offre un témoignage inédit sur la guerre d’Espagne vécue de l’intérieur. En 1936, Corman se rend en Espagne pour participer à la lutte républicaine. Il combat aux côtés des anarchistes de la colonne Durruti, puis revient en Belgique. Il repart l’année suivante en tant qu’envoyé spécial.
Road-movie médusé, chronique sociale de la bassesse, western-fricadelle où les duels se règlent en bagnoles, Rodéo est tout ça à la fois. Ce roman à la prose sèche vous fera grincer des dents, sourire jaune, et vous montrera à quel point la vie est vaine, jusque dans la mort.